Nicolas Jules est un chanteur qui, chose de plus en plus rare aujourd’hui, chante en français. Il a sorti récemment son troisième album Shaker dans la lignée des deux précédents. Ses chansons sont empreintes d’une poésie feutrée et d’un humour décalé qui sont sa marque de fabrication.
J’ai eu la chance de faire moi-même la photo que vous voyez dans un petit bar/restaurant parisien appelé le Limonaire qui a l’habitude d’abriter des concerts où l’on entre librement. Je suis arrivé, après m’être un petit peu perdu sur le trajet, au milieu de la première partie. On ressent tout de suite en entrant l’ambiance chaleureuse et conviviale du lieu, qui avait alors pour fond sonore les cris de
mouettes que David Solinas, accompagné de Loic Manileri son guitariste, faisait pousser au public. Puis Nicolas Jules est arrivé, seul sur la scène minuscule et nous a emporté pour le reste de la soirée. Nicolas Jules est un artiste qui sait faire vivre ses concert et créé une intimité avec son public grâce à de petites notes d’humour, et autres, entre chaque morceau. Le concert s’achève sur Shake It Montréal dont l’ultime note ne pouvait être que la dernière du concert puisqu’il l’a faite descendre dans les graves en désaccordant sa guitare. Un dernier petit mot et il quitte la scène pour revenir des « coulisses » quelques minutes plus tard fumer une cigarette devant le Limonaire. J’ai eu le droit à une courte conversation et un petit dessin sur une pochette d’album puis comme chaque chose a une fin il a bien fallu prendre le chemin du retour.
Ce fut une soirée très agréable comme j’en revivrais volontiers. S’il est en concert près de chez vous n’hésitez pas une minute, vous passerez forcément un bon moment.
Préparez-vous au décolage bande de terriens et accrochez vos ceintures, vous allez partir pour un autre monde… Celui de Yeasayer.
Ce groupe d’humains enflamme les salles de concert intergalactiques et en profite pour améliorer un peu l’image de notre planète à l’étranger, qui est depuis quelques temps réputée pour être à l’origine des plus grands désastres musicaux.
Un rock expérimental survolté, capable de vous mettre de bonne humeur, même le lundi matin!
BONNUS: En ce moment vous pouvez télécharger gratuitement (ou leur donner la somme de votre choix) un excellent album live sur leur site internet.
Cold War Kids (les enfants de la guerre froide) est un groupe de rock aux mélodies angoissantes et aux inspirations plutôt sombres.
Avec une formation assez basique (un guitariste, un bassiste, un batteur et un pianiste/chanteur), ces quatre californiens arrivent à créer une ambiance agréablement inquiétante. C’est une musique profonde et sinistre qui sort de leurs instruments aux sonorités presque dissonantes et de la voix torturée du chanteur.
Voici deux extraits de leur impeccable premier album Robbers and Cowards. C’est avec impatience que l’on attend leur prochain, prévu pour 2011.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
These New Puritans est un groupe d’électro-rock totalement innovant. Sur des fréquences psychédeliques et des rythmes prenants, les quatre membres du groupe construisent un univers à leur image, sinistre et tumultueux mais laissant parfois passer un rayon de douceur.
Leur nouvel album Hidden, que le NME a nommé album 2010 (ce n’est pas rien), est une parfaite réussite. Écoutez-le une fois, vous ne le lâcherez plus.
En plus de White Chords, je vous metsle clip de Elvis, morceau de leur premier album. C’est l’un de mes clips préférés, à voir en mode plein-écran avec le volume sonore au maximum.
Lo’Jo est un groupe français, certes, mais qui est capable de nous faire voyager sur un fleuve de mots, d’idées, de sonorités et de langues venus de tout les horizons.
Je pense qu’il ne faut pas chercher à comprendre les paroles mais plutôt les ressentir, les vivre. Chacune de leur chansons est un hommage poétique à la vie et à l’amour.
À l’arène des audacieux est l’un de leur plus beaux morceaux. J’espère que vous saurez l’apprécier autant que moi.
Je ferme les yeux… J’inspire un grand coup et mes poumons s’emplissent d’un air glacial portant le parfum d’un lointain feu de cheminée. Des pas s’approchent. J’ouvre alors les yeux et me rends compte que je suis assis sur le bord d’une étroite rue londonienne quelques siècles dans le passé. Un grand blond au visage sombre passe devant moi sans visiblement me remarquer. Il resserre son manteau pour se protéger de la neige qui tombe à gros flocons. Derrière lui, sept hommes identiquement vêtus suivent têtes baissées son pas lent. Sans savoir pourquoi je me lève et les suis.
Voici ce que j’ai ressenti en écoutant premières notes de l’album Ladies Firts de Jack The Ripper. Un des plus merveilleux voyages musicaux qu’il m’ait été donné de faire.
Dans cet album que je qualifierai euphémiquement de « sans faute », il a été très dur de choisir deux titres à vous proposer. J’ai finit par me décider mais je vous recommande bien sur vivement d’écouter l’album en entier.
Grizzly Bear est un surprenant quatuor tout droit venu de Brooklyn, à New York. J’aime particulièrement ce groupe pour sa faculté de surprendre à chaque morceau. On retrouve toujours des mélodies calmes, hypnotiques et teintées de Folk, mais pas seulement…
Ils jouent avec les sons et vous transportent dans une multitude de bruits et de mélodies, le tout pouvant parfois paraître entreposé dans un grand bazar où l’on aurait du mal à se retrouver. Mais les membres de Grizzly Bear ont à l’évidence un sens pointu de l’arrangement et maîtrisent parfaitement tout, jusqu’à ce qui peut sembler à la première écoute être des imperfections. C’est justement ce qui fait la beauté de leur musique, qui vogue entre les genres avec goût et élégance.
Plans est extrait de l’excellent album Yellow House. C’est un morceau sombre, triste et pesant mais aussi extrêmement beau. Il est assez représentatif de tout ce qu’ils ont fait mais je le considère comme le meilleur parce qu’il a quelque chose d’un peu bancal qui me touche particulièrement.
Je n’ai pas résisté à l’envie de ponctuer cet article du clip de Two Weeks, morceau emblématique de leur dernier album… Vous comprendrez pourquoi.