Archives de catégorie : Growing Stars

Pour tous les groupes pas encore très connus qui méritent leur place parmi les stars

Mon amour pour James Blake ne connaît aucune limite

James Blake au Off Centre Festival, Photo de Rene Passet (http://www.flickr.com/photos/passetti/)

Avec un pseudo comme le mien, ce n’était qu’une question de temps avant que je ne suggère une reprise. Originellement écrite et chantée par la canadienne Feist, The Limit to Your Love est ici totalement réinterprétée par le jeune anglais. D’une chanson légère et entraînante, teintée de mélancolie, on passe à un morceau triste pour ne pas dire déprimant, le dubstep y ajoutant un effet inquiétant.

Ne me demandez pas quelle version je préfère, tout dépend de mon humeur et du moment. Celle de Feist un samedi matin de printemps, celle de James un dimanche soir hivernal. C’est donc la voix de James Blake qui me hante dernièrement, et que je vous suggère d’écouter avec un casque audio pour un effet optimal.

Je procrastine – Gaël et la bande originale : de la chanson française pour un sport français


gael consendai bande originale geek de musique

Gaël procrastine et nous regarde d'en bas

Je ne sais vraiment pas faire autrement… Je procrastine. Alors je me retrouve à écrire un article pour vous plutôt que de finir ce truc que je dois faire. Les mots refusent obstinément de remplir mon autre feuille. Ici, ils débordent. Promis, je vais démarrer juste après avoir partagé cette chanson. Je pense que j’aurai fini juste à temps.

Gael et la bande originale proposent des morceaux aux styles très différents, nous offrent ici un partie des bonnes mais surtout des mauvaises raisons de repousser à plus tard ce qui est urgent. La musique est très rythmée avec un accompagnement à l’accordéon, flûte, guitare folk, contrebasse, c’est un recoin de métro dans une bouteille. C’est un peu un … Bénabar manouche.

« for all the smokers out there… » I lost my lungs – Boogers

boogers

Boogers session acccoustique allomusic - crédit Ally sur alisonbing.free.fr

Je vous annonce la couleur… Je n’ai pas « lost my lungs« . Je suis non fumeuse et j’ai tendance à embêter mon entourage avec « ah tu fumes, c’est mal », « faut pas fumer, tu vas être malade », « si regardes, tu as déjà les dents jaunes et tu as la peau grise ». Pour résumer, je suis le non fumeur de la pire espèce, celui qui en vient presque à vous gâcher la dernière clope de votre paquet…

Alors pour me faire pardonner, je vous propose un titre de Boogers hors du commun qui parle de… poumons déchirés par la cigarette. Mais, cette fois-ci avec une super instru, un super beat, une voix masculine très amusante et entraînante. I Lost My Lungs est un morceau qui donnerai presque envie de descendre au tabac du coin respirer les fumées toxiques. Pour ce qui est de Boogers, crottes de nez dans la langue de Churchil, il ne se cache ni n’a honte de son mauvais accent anglais. Il en joue bien et je lui prévoit d’être sous peu une coqueluche de la radio française en 2011. J’espère donc pour vous qu’il vous plaira ou du moins qu’il ne serait pas trop désagréable à vos petites cages à miel !

Hé mais ça va pas ! On vous a même pas dit Bonne année ? BONNE ANNEE, HAPPY NEW YEAR, FROHES JAHR !
Je vous souhaite donc une année SANS cigarettes (désolée, j’ai pas pu m’en empêcher…)

I’m Sorry !

Retour du concert de Holy Fuck à la Flèche d’Or – Un trip chamanique geek, électronique et survolté

Petit flash back sur le concert de lundi soir donné par les Holy Fuck à la Flèche d’or, concert auquel nous vous avions invité à nous rejoindre il y a quelques temps. Holy Fuck sont-ils de vrais geeks de musique ? Question subsidiaire : font-ils de bons concerts ? Et au delà de tout ça, et puisque le nom du groupe annonce la couleur – rouge grivois -, sont-ils un bon coup ? Oui, re oui, et toujours oui, encore que sur ce dernier point la rédactrice ne soit pas allée vérifier pour vous. Le détail et bien plus encore dans les lignes qui suivent.

Holy Fuck se tape l'affiche

Holy Fuck se tape l'affiche en rouge communiste sous influence lolcatz

Geeks ? On pouvait supposer que les canadiens de Holy Fuck l’étaient un petit peu à la base, en tout cas suffisamment pour nous pondre une promo à base de chatons mignons, clip et affiche sous influence lolcatz palpable.
Dans le feu de l’action du live, les musiciens et leur folle machinerie scénique sont en effet de vrais geeks de musique. Dès les premières notes jouées,   qui furent en réalité un fondu entre la fin des balances et le début du premier titre, des sons synthétiques et percussifs de source pas toujours très bien identifiée fusent déjà dans tous les sens, à en étourdir un public venu s’en prendre plein les oreilles – et qui ne va pas être déçu.
Derrière ce déluge sonore, une profusion d’instruments : pelle-mêle synthétiseurs, contrôleurs midi, processeurs d’effets, mais aussi un vieux lecteur à bandes magnétiques (!) utilisé en scratching pour des nappes noisy du meilleur effet. A l’occasion, de “vrais” instruments viennent néanmoins s’ajouter, exotiques comme par exemple le mélodica ou plus classiquement une guitare électrique – parce que tout de même.

Sa maman ne lui a jamais dit que c'était vulgaire d'engloutir un micro dans sa bouche ? - Crédits photos achab@Flickr (Point Éphémère 2009)

Geek, donc, assurément, pour la débauche de matériel et de fils électriques sur scène. Mais geek surtout pour le côté béotien, profane, voire même profondément païen qu’a leur musique : à peine une parole, tout juste quelques cris ou ululements passés à la moulinette d’un filtre de reverb’. Pas l’ombre d’un MacBookPro sur scène : la section rythmique est ici assurée par un batteur et par un bassiste – infatigables l’un comme l’autre – menant le jeu à un train d’enfer. Formation hybride, les canadiens réinventent comme au premier jour une electronica tribale et décomplexée. Dans un monde où les boucles et le sampling n’auraient pas valeur de paradigme en matière production musicale en studio mais aussi et surtout en live, on ferait de l’electronica comme on fait du rock. Holy Fuck serait du coup peut-être bien être à l’electro ce que le steampunk est à la la fiction : un anachronisme salutaire.

Sur scène, les Holy Fuck remuent beaucoup et font montre de leur capacité d’improvisation folle sans jamais se départir de leur bel enthousiasme : ils ne sont pas uniquement là pour faire leur boulot, mais surtout pour prendre leur pied à jouer. On voit les musiciens endurer un show très physique, de la sueur en veux-tu en voilà, dans un état à la limite de la transe. Le groupe a en effet un sacré mojo et dégage sur scène une énergie presque sexuelle. Le bassiste en particulier semble bien s’éclater, à en voir sa tête extatique tandis qu’il sautille en tripatouillant le long manche de son instrument.  “It’s like a first date for us. We’re intimated, ‘cause we wanna fuck you”, voilà ce qui est dit avec humour lors de l’une des rares pauses. L’intitulé du groupe, tout autant prétentieux qu’il puisse paraître en VO (Peu ou prou « La baise sacrée »… tout un programme vous l’admettrez) est ainsi, et contre toute attente, gage de belles performances – en tout cas de sacrées performances scéniques ! Et le public de crier, et d’en redemander encore.


L’expérience dure, 1h ou peut-être 1h30, suffisamment en tout cas. Le groupe exsangue achève son set sur un Stilettos possédé en diable avant de se retirer.
On les sait cependant trop enthousiastes pour ne pas revenir, et ils se laissent au final peu longtemps désirer.  C’est le temps des rappels : deux, peut-être trois titres, pour un final sur Lovely Allen, splendide.

Holy Fuck sont peut-être des sacrés branleurs, mais ils savent conquérir un auditoire. A bout de souffle, on ressort alors béat, un peu sonné, comme si l’on avait traversé quelques murs du son, passé quelques heures avec un amant très doué, ou tout du moins passé un excellent concert porté par des artistes communiquants et passionnés.

The Bewitched Hands – Birds and drum (coup de coeur)

Des musiciens volants, geek de musique concerts !

Bewitched hands sont des musiciens volants !

« Un- deux – trois- recorder recorder … ça m’a l’air de marcher. » Les haut-parleurs crépitèrent, une voix plus forte, plus claire que la première retentit « Attention succès émient – Je répète succès éminent  » Mais de quoi parlait-il ? De Bewitched hands et de leur album Birds and Drum… Bien sûr ! Sorti il y a 5 jours, c’est une petite bombe sans système à retardement… une grenade incendiaire pour résumer.
Vous me demanderez mais pourquoi ? Pourquoi tant d’excitation ? Tout d’abord parce que… ça commençait à faire qu’un groupe français ne m’avait pas autant emballé (depuis Air et Phoenix). Oui, Bewitched Hands ce sont 6 garçons et une fille venus d’une planète non-lointaine appelée Reims. Mais également pour une mélange incroyable de sons rock : imaginez un croisement mutant des Beatles et de Arcade fire. Ou plutôt non, n’imaginez pas ! Ecoutez et… ENJOY !

ps : petit bonus

Holy Fuck ou les effrontés tapageurs, en concert à la Flèche d’Or le 22 novembre

WTF, ou What The Fuck en VO dans le texte (Quoi, mais êtes vous un vrai geek ou ne l’êtes vous pas ?). Holy Fuck , c’est donc tout d’abord une charmante interjection anglophone à base de Putain / bordel (ou autre combinaison approchante) dans sa version francisée. “Holy Fuck  mais que ce son est bon !”, ce fut également ma première pensée à l’écoute de certains titres des titres de ce groupe de post-rock canadien, groupe par ailleurs assez rare en France qu’on aura pourtant la chance de pouvoir voir le Lundi 22 Novembre à la Flèche d’Or. A Geekdemusique.com, en tout cas, on y sera.

Ceci est bien un chat communiste, non vous ne rêvez pas

Dignes petits frères des Fuck Buttons ou autres Animal Collective, les Holy Fuck assument une musique plus carrée que leur prédescesseurs, avec plus d’influences kraut rock et un peu moins de nappes drones expérimentales. Ce parti pris peut expliquer en partie le résultat final : Imaginez une Electronica brute de décoffrage qui se serait prise des batteries rock obstinées sous forme de décharge électrique en voulant faire joujou les mains dans la prise. Dit comme ça, c’est conceptuel je vous l’accorde, et c’est pour ça qu’une écoute vaudra tous les blablas du monde : rythmé, tapageur et explosif à l’image de Stilettos (titre proposé à l’écoute), de sa section basse/rythmique obstinée comme un danseur de claquettes sous Red Bull et de son développement noisy qui monte progressivement en intensité avant de s’achever dans un véritable déluge sonique. Un titre qui dégage une énergie folle et qui mobilise l’envie de bouger ses pieds, sa tête et pour finir de sauter partout.

Si comme moi vous aimez beaucoup Holy Fuck, ouvrez grands les oreilles (enfin, les yeux) : fait assez rare pour être signalé, les canadiens débarquent en France le Lundi 22 Novembre à la Flèche d’Or, avec des places pas trop chères à 10€ (plus frais de loc’). Or un bon groupe, une bonne salle, des tarifs abordables je vous le donne en mille, ça fait un évènement GeekDeMusique. Donc si ça vous botte, réservez votre place (Digitick) et rejoignez-nous là bas (évènement Facebook), car c’est un concert qui devrait envoyer du gros son !

Girls music Rocks ! – retour concert Ocean Music

Lidwine

Lidwine, Julie Peel, Helluvah à l'international - crédits photo : @micky ... lecargo.org

C’est tout de même quelque chose d’étrange la musique. On en perd la notion du pourquoi et du comment pour se précipiter dans ce que l’on ressent. Je vais tout de même tenter de vous faire un compte rendu de ce concert avec un maximum de détails.

Pour ceux qui débarquent … Vous aviez été invités, il y a quelques jours, à me rejoindre ainsi que d’autres membres de l’équipe au concert organisé par le label Ocean Music à l’International.

Nous nous y sommes donc rendus en petite troupe. Mon coup de coeur personnel est Lidwine dont vous trouverez animosity (de son tout premier EP : Lw ) à l’écoute. Lidwine est une chanteuse dans la lignée de Björk et du groupe fever ray. Poussant toujours plus loin dans le détail, l’originalité et le coté geek d’instruments de musiques farfelus. Sur scène, elle était accompagnée de Jeremy Poirier-Quinot qui l’accompagnait entre autres au piano, à la flûte traversière, au mélodica, avec des cloches, et l’accompagne au chant pour les choeurs.
Quant à Lidwine, elle nous surprend d’autant plus avec des instruments qui paraissent sortis de greniers et de foires exotiques tels qu’un harmonuim indien, un taishogoto, une harpe, une autoharpe (sorte de cythare au son métalique). Outre son extrême dextérité à manier voire jongler entre ses différents instruments, Lidwine nous comble d’une voix claire qui comme celle des chanteuses scandinaves, nous laisse perplexe… voix naïve ou voix désabusée ? Si Lidwine ne fait que commencer sa carrière musicale, ne vous attendez pas pour autant à une prestation instable, bancale. Dans sa manière de jouer et de chanter, on peut sentir l’exigence qu’elle a pour elle même et pour sa musique. Elle nous confie d’ailleurs qu’elle a  » joué 20 ans dans sa chambre avant de se décider à en sortir ».

Au début de la soirée, nous avons eu l’occasion d’écouter Julie Peel et en fin de soirée Helluvah.

Julie Peel - geek de musique - Oliver Peel

Une fille, une guitare, un harmonica... Julie Peel ! crédits photo : Oliver Peel

Julie Peel n’a certainement pas fait son meilleur concert mais cela en reste très agréable à écouter.
Ses chansons, si elles n’ont pas la prétention de révolutionner le monde musical, ont toujours des textes touchants et sensés.
Musique calme et voix calme… le couple parfait pour passer une bonne soirée à discuter entre potes et à rêver.
A la Facebook… je dirai : « thumb up… i like ! »

Helluvah a un style un peu plus agressif que les deux artistes précédentes. Alors forcément, c’est agréable, ça réveille au moment où le sommeil commençait à nous atteindre sérieusement. Le rock un peu bougeant… pour ma part, c’est ce que je recherche en général dans un concert.
J’ai tout de même regretté qu’elle n’ait pas un batteur plus charismatique.

Helluvah - geek de musique - oliver peel

le rock... on a ça dans le sang ou on l'a pas... Helluvah l'a !

Même si c’est déjà bien sympa qu’elle ne soit pas toute seule sur scène.
Pour ceux qui se le demandent, Helluvah, c’est de l’argo américain et ça veut dire « Hell of a night » ou en français « P***ain de soirée » !

Pour conclure, j’aimerai remercier le label Ocean Music pour cette occasion de découvrir leurs artistes. Artistes à qui nous souhaitons de très belles carrières. Egalement, nous vous souhaitons, où que vous soyez en Eurasie, en Amérique ou en Afrique ( et oui, nous avons des lecteurs partout !), que vous ayez l’occasion d’assister aux concerts de ces dames ! Si jamais je croise une vidéo de ce concert, je vous la transmettrai ici !

Pour ceux qui étaient là, à bientôt, et aux autres… à bientôt aussi.

J’espère que ce nouveau format vous plaira ainsi que la possibilité de venir à des concerts avec Geek de Musique.
Le prochain événement sera à la Flèche d’Or pour un concert avec Holy Fuck. Je ne vous en dis pas plus, je laisse ça à Dazed. Toute nouvelle rédactrice que nous accueillons !! =D

Fiction Plane – Out of my Face

Après s’être fait connaître du grand public à l’occasion des premières parties de Sting en 2005 et de Police en 2007, ce groupe d’ex-groupies du père Cobain sort cette année son troisième album: Sparks! Pas de quoi perdre la foi, même si Dan Brown, leur premier bassiste à l’homonymie évocatrice, a depuis quitté leur chapelle. Au programme, du rock sympa, efficace et bien ficelé dont nous vous livrons aujourd’hui un timide aperçu.