Nicolas Jules est un chanteur qui, chose de plus en plus rare aujourd’hui, chante en français. Il a sorti récemment son troisième album Shaker dans la lignée des deux précédents. Ses chansons sont empreintes d’une poésie feutrée et d’un humour décalé qui sont sa marque de fabrication.
J’ai eu la chance de faire moi-même la photo que vous voyez dans un petit bar/restaurant parisien appelé le Limonaire qui a l’habitude d’abriter des concerts où l’on entre librement. Je suis arrivé, après m’être un petit peu perdu sur le trajet, au milieu de la première partie. On ressent tout de suite en entrant l’ambiance chaleureuse et conviviale du lieu, qui avait alors pour fond sonore les cris de
mouettes que David Solinas, accompagné de Loic Manileri son guitariste, faisait pousser au public. Puis Nicolas Jules est arrivé, seul sur la scène minuscule et nous a emporté pour le reste de la soirée. Nicolas Jules est un artiste qui sait faire vivre ses concert et créé une intimité avec son public grâce à de petites notes d’humour, et autres, entre chaque morceau. Le concert s’achève sur Shake It Montréal dont l’ultime note ne pouvait être que la dernière du concert puisqu’il l’a faite descendre dans les graves en désaccordant sa guitare. Un dernier petit mot et il quitte la scène pour revenir des « coulisses » quelques minutes plus tard fumer une cigarette devant le Limonaire. J’ai eu le droit à une courte conversation et un petit dessin sur une pochette d’album puis comme chaque chose a une fin il a bien fallu prendre le chemin du retour.
Ce fut une soirée très agréable comme j’en revivrais volontiers. S’il est en concert près de chez vous n’hésitez pas une minute, vous passerez forcément un bon moment.
Je m’en vais aujourd’hui vous suggérer de prendre le temps d’écouter la musique d’une jeune harpiste adepte de ce qu’on appelle la weird ou psyché folk. Il ne s’agit pas de l’Américaine Joanna Newsom, mais d’une Anglaise, née la même année que Joanna (1982), et au nom tout aussi original, j’ai nommé Serafina Steer.
Comme beaucoup, j’ai été initiée à la musique de Serafina via le titre Tiger de son album Cheap Demo Bad Science. Ne me demandez pas pourquoi, mais, à la première écoute de cette chanson, j’imaginais une Serafina à la chevelure longue, noire et bouclée, portant une robe victorienne blanche, en train de courir dans la forêt pour échapper à des loups-garous. Encore aujourd’hui, c’est parfois l’image qui me revient quand je l’écoute, même si je sais maintenant que son allure est tout autre. C’est que son écriture pousse à l’imagination délirante, à la rêverie transcendante.
La voir sur scène peut être en ce sens une expérience extra-ordinaire, j’ai donc très hâte d’être au 27 mars, Serafina jouera probablement son nouvel album, Change Is Good, Change Is Good, dans le cadre de la nouvelle édition du FestivalLes Femmes s’en Mêlent!.
James Blake au Off Centre Festival, Photo de Rene Passet (http://www.flickr.com/photos/passetti/)
Avec un pseudo comme le mien, ce n’était qu’une question de temps avant que je ne suggère une reprise. Originellement écrite et chantée par la canadienne Feist, The Limit to Your Love est ici totalement réinterprétée par le jeune anglais. D’une chanson légère et entraînante, teintée de mélancolie, on passe à un morceau triste pour ne pas dire déprimant, le dubstep y ajoutant un effet inquiétant.
Ne me demandez pas quelle version je préfère, tout dépend de mon humeur et du moment. Celle de Feist un samedi matin de printemps, celle de James un dimanche soir hivernal. C’est donc la voix de James Blake qui me hante dernièrement, et que je vous suggère d’écouter avec un casque audio pour un effet optimal.
Si vous êtes sur Paris et que vous êtes de mauvaise humeur, vraiment je ne vous comprend pas ! Il fait beau, le ciel est bleu, un peu plus et j’oublierai que nous ne sommes pas sur la Côte d’Azur ! C’est le moment idéal d’aller faire une promenade sur les bords de seine alors que le soleil est à son couchant. Pour votre balade, Hard Times, originalement publié dans l’album Old Socks, New Shoes… New Socks, Old Shoes en 1970 par les Jazz Crusaders est la parfaite bande originale.
Si vous avez la chance d’avoir un abonnement deezer, je vous conseille de lancer une smart radio sur Crusaders ! Pour ma part, j’ai le plaisir de posséder un de leur disque en vinyle. Je me régale. J’espère que vous en profiterez autant.
Pour ceux que les applaudissements ne dérangent pas, je vous suggère d’écouter aussi la version live de 1974.
Lo’Jo est un groupe français, certes, mais qui est capable de nous faire voyager sur un fleuve de mots, d’idées, de sonorités et de langues venus de tout les horizons.
Je pense qu’il ne faut pas chercher à comprendre les paroles mais plutôt les ressentir, les vivre. Chacune de leur chansons est un hommage poétique à la vie et à l’amour.
À l’arène des audacieux est l’un de leur plus beaux morceaux. J’espère que vous saurez l’apprécier autant que moi.
Je me baladais le long de la Garonne quand une chanson a retenti dans mes oreilles. Je la chantais, je l’aimais mais elle a pris une signification pour moi qu’à ce moment-là.
Peut-être n’avais-je jamais fait attention à ce qu’elle représentait. Pourtant, tout le monde pourrait se l’approprier. Des relations amoureuses, on en a tous vécus, plus ou moins belles, plus ou moins bien se sont-elles terminées.
Songes d'une nuit d'été.
Pour ma part, cette chanson me transporte, elle me fait sourire, me rappelle à quel point il a parfois été difficile de tourner la page. Voilà pourquoi j’ai décidé que, pour moi, celle-ci symbolisait le passage du passé à l’avenir.
J’ose espérer avoir pu vous donner envie d’aller écouter cette chanson sans vous avoir parlé de ses paroles. Si toutefois l’idée vous venait d’aller la loger dans vos petites oreilles, choisissez un endroit calme pour aller « les » jeter au vent…
Il y a 10 ans, Alan, le wild Wilder des Depeche Mode – version grande époque -, enregistrait Liquid sous le nom Recoil. Liquid n’est pas un album, c’est un voyage. Une immersion dans un univers sombre et inclassable où la poésie la plus sensuelle se mêle à l’avant-gardisme le plus bruitiste. Eveillés par tant de richesse et d’originalité, nos sens sont sublimés par Jezebel qui éclôt soudainement des derniers spasmes de Want. Mi electro, mi hip hop, mi Trip-hop aux accents de Gospel, Jezebel incarne la splendeur perfectionniste d’un musicien hors pair que l’un des plus grand groupes de synth pop du monde n’aurait jamais dû laisser s’envoler!