Archives de catégorie : Subtil

Le charme est dans les détails, dans la finesse de la composition, du toucher des musiciens, de la voix du chanteur.

Holy Fuck ou les effrontés tapageurs, en concert à la Flèche d’Or le 22 novembre

WTF, ou What The Fuck en VO dans le texte (Quoi, mais êtes vous un vrai geek ou ne l’êtes vous pas ?). Holy Fuck , c’est donc tout d’abord une charmante interjection anglophone à base de Putain / bordel (ou autre combinaison approchante) dans sa version francisée. “Holy Fuck  mais que ce son est bon !”, ce fut également ma première pensée à l’écoute de certains titres des titres de ce groupe de post-rock canadien, groupe par ailleurs assez rare en France qu’on aura pourtant la chance de pouvoir voir le Lundi 22 Novembre à la Flèche d’Or. A Geekdemusique.com, en tout cas, on y sera.

Ceci est bien un chat communiste, non vous ne rêvez pas

Dignes petits frères des Fuck Buttons ou autres Animal Collective, les Holy Fuck assument une musique plus carrée que leur prédescesseurs, avec plus d’influences kraut rock et un peu moins de nappes drones expérimentales. Ce parti pris peut expliquer en partie le résultat final : Imaginez une Electronica brute de décoffrage qui se serait prise des batteries rock obstinées sous forme de décharge électrique en voulant faire joujou les mains dans la prise. Dit comme ça, c’est conceptuel je vous l’accorde, et c’est pour ça qu’une écoute vaudra tous les blablas du monde : rythmé, tapageur et explosif à l’image de Stilettos (titre proposé à l’écoute), de sa section basse/rythmique obstinée comme un danseur de claquettes sous Red Bull et de son développement noisy qui monte progressivement en intensité avant de s’achever dans un véritable déluge sonique. Un titre qui dégage une énergie folle et qui mobilise l’envie de bouger ses pieds, sa tête et pour finir de sauter partout.

Si comme moi vous aimez beaucoup Holy Fuck, ouvrez grands les oreilles (enfin, les yeux) : fait assez rare pour être signalé, les canadiens débarquent en France le Lundi 22 Novembre à la Flèche d’Or, avec des places pas trop chères à 10€ (plus frais de loc’). Or un bon groupe, une bonne salle, des tarifs abordables je vous le donne en mille, ça fait un évènement GeekDeMusique. Donc si ça vous botte, réservez votre place (Digitick) et rejoignez-nous là bas (évènement Facebook), car c’est un concert qui devrait envoyer du gros son !

Recoil – Jezebel, Wilder than Depeche Mode…

Il y a 10 ans, Alan, le wild Wilder des Depeche Mode – version grande époque -, enregistrait Liquid sous le nom Recoil. Liquid n’est pas un album, c’est un voyage. Une immersion dans un univers sombre et inclassable où la poésie la plus sensuelle se mêle à l’avant-gardisme le plus bruitiste. Eveillés par tant de richesse et d’originalité, nos sens sont sublimés par Jezebel qui éclôt soudainement des derniers spasmes de Want. Mi electro, mi hip hop, mi Trip-hop aux accents de Gospel, Jezebel incarne la splendeur perfectionniste d’un musicien hors pair que l’un des plus grand groupes de synth pop du monde n’aurait jamais dû laisser s’envoler!

Girls music Rocks ! – retour concert Ocean Music

Lidwine

Lidwine, Julie Peel, Helluvah à l'international - crédits photo : @micky ... lecargo.org

C’est tout de même quelque chose d’étrange la musique. On en perd la notion du pourquoi et du comment pour se précipiter dans ce que l’on ressent. Je vais tout de même tenter de vous faire un compte rendu de ce concert avec un maximum de détails.

Pour ceux qui débarquent … Vous aviez été invités, il y a quelques jours, à me rejoindre ainsi que d’autres membres de l’équipe au concert organisé par le label Ocean Music à l’International.

Nous nous y sommes donc rendus en petite troupe. Mon coup de coeur personnel est Lidwine dont vous trouverez animosity (de son tout premier EP : Lw ) à l’écoute. Lidwine est une chanteuse dans la lignée de Björk et du groupe fever ray. Poussant toujours plus loin dans le détail, l’originalité et le coté geek d’instruments de musiques farfelus. Sur scène, elle était accompagnée de Jeremy Poirier-Quinot qui l’accompagnait entre autres au piano, à la flûte traversière, au mélodica, avec des cloches, et l’accompagne au chant pour les choeurs.
Quant à Lidwine, elle nous surprend d’autant plus avec des instruments qui paraissent sortis de greniers et de foires exotiques tels qu’un harmonuim indien, un taishogoto, une harpe, une autoharpe (sorte de cythare au son métalique). Outre son extrême dextérité à manier voire jongler entre ses différents instruments, Lidwine nous comble d’une voix claire qui comme celle des chanteuses scandinaves, nous laisse perplexe… voix naïve ou voix désabusée ? Si Lidwine ne fait que commencer sa carrière musicale, ne vous attendez pas pour autant à une prestation instable, bancale. Dans sa manière de jouer et de chanter, on peut sentir l’exigence qu’elle a pour elle même et pour sa musique. Elle nous confie d’ailleurs qu’elle a  » joué 20 ans dans sa chambre avant de se décider à en sortir ».

Au début de la soirée, nous avons eu l’occasion d’écouter Julie Peel et en fin de soirée Helluvah.

Julie Peel - geek de musique - Oliver Peel

Une fille, une guitare, un harmonica... Julie Peel ! crédits photo : Oliver Peel

Julie Peel n’a certainement pas fait son meilleur concert mais cela en reste très agréable à écouter.
Ses chansons, si elles n’ont pas la prétention de révolutionner le monde musical, ont toujours des textes touchants et sensés.
Musique calme et voix calme… le couple parfait pour passer une bonne soirée à discuter entre potes et à rêver.
A la Facebook… je dirai : « thumb up… i like ! »

Helluvah a un style un peu plus agressif que les deux artistes précédentes. Alors forcément, c’est agréable, ça réveille au moment où le sommeil commençait à nous atteindre sérieusement. Le rock un peu bougeant… pour ma part, c’est ce que je recherche en général dans un concert.
J’ai tout de même regretté qu’elle n’ait pas un batteur plus charismatique.

Helluvah - geek de musique - oliver peel

le rock... on a ça dans le sang ou on l'a pas... Helluvah l'a !

Même si c’est déjà bien sympa qu’elle ne soit pas toute seule sur scène.
Pour ceux qui se le demandent, Helluvah, c’est de l’argo américain et ça veut dire « Hell of a night » ou en français « P***ain de soirée » !

Pour conclure, j’aimerai remercier le label Ocean Music pour cette occasion de découvrir leurs artistes. Artistes à qui nous souhaitons de très belles carrières. Egalement, nous vous souhaitons, où que vous soyez en Eurasie, en Amérique ou en Afrique ( et oui, nous avons des lecteurs partout !), que vous ayez l’occasion d’assister aux concerts de ces dames ! Si jamais je croise une vidéo de ce concert, je vous la transmettrai ici !

Pour ceux qui étaient là, à bientôt, et aux autres… à bientôt aussi.

J’espère que ce nouveau format vous plaira ainsi que la possibilité de venir à des concerts avec Geek de Musique.
Le prochain événement sera à la Flèche d’Or pour un concert avec Holy Fuck. Je ne vous en dis pas plus, je laisse ça à Dazed. Toute nouvelle rédactrice que nous accueillons !! =D

Jérôme Lemonnier… A l’heure où blanchit la campagne

Demain dès l’aube, film envoutant pétri de mystère, doit certainement beaucoup aux compositions de Jérôme Lemonnier dont le travail exceptionnel mérite que nous lui rendions hommage. Véritables condensés d’émotions, Nocturne et Grande Sonate recèlent tour à tour grandeur, tristesse et majesté.

Grizzly Bear, le charme timide de quatre new-yorkais

Grizzly Bear est un surprenant quatuor tout droit venu de Brooklyn, à New York. J’aime particulièrement ce groupe pour sa faculté de surprendre à chaque morceau. On retrouve toujours des mélodies calmes, hypnotiques et teintées de Folk, mais pas seulement…

Ils jouent avec les sons et vous transportent dans une multitude de bruits et de mélodies, le tout pouvant parfois paraître entreposé dans un grand bazar où l’on aurait du mal à se retrouver. Mais les membres de Grizzly Bear ont à l’évidence un sens pointu de l’arrangement et maîtrisent parfaitement tout, jusqu’à ce qui peut sembler à la première écoute être des imperfections. C’est justement ce qui fait la beauté de leur musique, qui vogue entre les genres avec goût et élégance.

Plans est extrait de l’excellent album Yellow House. C’est un morceau sombre, triste et pesant mais aussi extrêmement beau. Il est assez représentatif de tout ce qu’ils ont fait mais je le considère comme le meilleur parce qu’il a quelque chose d’un peu bancal qui me touche particulièrement.

Je n’ai pas résisté à l’envie de ponctuer cet article du clip de Two Weeks, morceau emblématique de leur dernier album… Vous comprendrez pourquoi.

Chapelier Fou, étrange et indescriptible

Chapelier_Fou_-_Secret_ Handshake

Chapelier Fou

Louis Warynski, alias Chapelier Fou est un jeune français de la trempe d’Andrew Bird qui fête cette année son 9500è non-anniversaire.

Lorsque l’on écoute ses morceaux, il est impossible de deviner que derrière tout ça, il n’y a qu’un seul homme.
Sur scène il est accompagné de ses machines et sample (enregistre et met en boucle) en live ses parties de violon, de synthétiseur et de guitare. Le tout donnant un incroyable melting-pot stylistique. On peut y retrouver ses influences qui semblent aussi nombreuses que variées et font de sa musique quelque chose d’unique.

Il a sorti deux indescriptibles EP l’année dernière et en Mars cette année son premier album, 613, moins étranges peut-être que ses EP mais forgé dans le même esprit.

Je vous laisse découvrir mon morceau préféré de son magnifique album et, en fin d’article, une version live du moreau éponyme de son premier EP « Darling, Darling, Darling… » .

Ainsi s’achève mon premier article sur Geek de Musique. Je remercie l’équipe de m’avoir accueilli aussi chaleureusement et j’espère que cet article ainsi que tous ceux qui vont suivre vous plairont. (:

Husky Rescue, ils illumineront vos soirées autour du feu

le sentiment d'une brise d'escapade en campagne...

Imaginez la scène – La Finlande, au bord de l’eau, un grand feu illuminant la nuit et les forêts alentours, la caméra se rapproche doucement, un groupe autour de musiciens, Un violon, un piano synthétiseur, une guitare, quelques uns des spectateurs dansent, l’ambiance un peu magique et mystèrieuse, la musique entraînant, le groupe se met à chanter « We shall all … We shall all burn … We shall all burn … We shall all burn bright… »

Vous y êtes ? Profitez de ce chef d’œuvre de ce groupe nordique comme on les aime !

En bonus, la version vidéo joliment réalisée un peu différente, un peu plus acoustique au début, qui était le teaser de l’album Ship of light.

Astronautalis complote pour le bonheur de nos oreilles

Un petit blond décalé sortant de lunivers Rap

Un petit blond décalé sortant de l'univers Rap

Récemment, ayant assisté au concert parisien de Tegan & Sara, j’ai découvert un artiste hors du commun : Astronautalis. En effet, il y avait du rap en première partie ! Astronautalis est originaire de Seattle aux USA et propose du rap de haut niveau. Two Years Before The Mast est un bon exemple de son talent. D’influences diverses, le titre forme un rap transcendé ! Ce mélange de styles redonne ses lettres de noblesses au genre.

Je vous offre à l’écoute également Mr.Blessington’s Imperialist Plot. Contrairement à la plus part des rap, Astronautalis n’hésite pas à alterner des parties finement chantées et « rapées ». Je vous invite à vous intéresser à cet Ovni qui mérite bien une recherche approfondie de ses productions ! Eminem est ramené au rang des petits joueurs.