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I google you… amanda palmer (so many times !)

Amanda Palmer i google you

Tard le soir quand je n'ai rien d'autre à faire, effectivement je google Amanda Palmer !

Voila qu’une personne – un ami mettons – vous demande de manière incongrue quel est l’artiste qui vous inspire et vous fascine le plus ! Je ne sais pas comment vous réagissez à ce genre de questions mais, moi, la plupart du temps, j’ai l’air d’une otarie qui attend qu’on la nourrisse, la bouche ouverte. J’écoute tellement d’artistes différents tous les jours que choisir un artiste devient aussi stupide que de choisir de quel organe on veut se séparer. Il n’y en a pas un moins bien ou moins nécessaire que l’autre. C’est un tout, un système, un univers. Le choix est impossible. Entre Mathias Malzieu, Mathieu chedid, Steven Morrissey, Sid Vicious, Dolores O’riordan, Gala, Sharleen Spiteri, et… Amanda Palmer.

Amanda Palmer auquel je voue une très grande admiration depuis que j’ai écouté pour la première fois Coin Operated Boy dans un couloir de lycée au son grésillant d’un téléphone portable. Peut être même que, en supposant que le sort du monde en dépende et qu’il me faille vraiment ne garder qu’un artiste, Amanda Palmer me conviendrait.

J’ai d’ailleurs tellement tapé dans google et mon navigateur « Amanda palmer » que la lettre « A » suffit à amener le résultat… Cela me paraît donc être un juste retour des choses que de mettre en avant l’artiste et notamment ce titre incroyable au piano, dont les paroles écrites par son fiancé Neil Gaiman évoquent justement le phénomène « to google someone ».

Donc … I Google You d’Amanda Palmer, maintenant pour votre plaisir !

Beach House, douceur et classe

Beach House est un duo surprenant. En seulement quatre ans et 3 albums, ils sont parvenus à devenir un groupe incontournable de la scène indépendante. Originaire de Baltimore, cette formation franco-américaine est souvent citée dans les 10 meilleurs albums de 2010.

Le nom de leur dernier effort, « Teen Dream », détaille parfaitement le son cotonneux et rêveur d’un groupe qui se veut hors du temps. Des rythmes lents, des échos chaleureux, on peut sentir à chaque instant l’instrumentalisation millimétrée de cet album concept. « Zebra », la première chanson de l’album, est une superbe ouverture. La voix et la guitare se suivent pour finir dans une parfaite orchestration du refrain. « Walk in the park » met en valeur le timbre exceptionnel de cette chanteuse qui rappelle parfois celle de Katie Sketch, la vocaliste de The Organ. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que l’orgue se fait entendre sur la majorité des chansons. L’album se tient très bien dans son ensemble avec peu de chansons médiocres. La perle de ces dix titres se nomme « Real Love ». C’est une ballade sentimentale au piano littéralement transpercée par la voix de Victoria Legrand. Un chef d’œuvre

Husky Rescue, ils illumineront vos soirées autour du feu

le sentiment d'une brise d'escapade en campagne...

Imaginez la scène – La Finlande, au bord de l’eau, un grand feu illuminant la nuit et les forêts alentours, la caméra se rapproche doucement, un groupe autour de musiciens, Un violon, un piano synthétiseur, une guitare, quelques uns des spectateurs dansent, l’ambiance un peu magique et mystèrieuse, la musique entraînant, le groupe se met à chanter « We shall all … We shall all burn … We shall all burn … We shall all burn bright… »

Vous y êtes ? Profitez de ce chef d’œuvre de ce groupe nordique comme on les aime !

En bonus, la version vidéo joliment réalisée un peu différente, un peu plus acoustique au début, qui était le teaser de l’album Ship of light.

Ahmad Jamal – I Love Music (moi aussi !)

Ahmad Jamal, prestidigitateur des claviers

Ahmad Jamal, prestidigitateur des claviers

Ahmad Jamal, alias Frederick Russell Jones, est un artiste de jazz né en 1930 aux USA. J’ai découvert sur wikipedia qu’il était surnommée notamment « L’architecte », « Le prophète », « Ahmad le magnifique », « Le prestidigitateur du piano », « Le maître », « Le monstre aux deux mains droites » etc. Notons qu’Ahmad Jamal a fortement influencé Miles Davis qui dira: « J’avais été séduit par la façon de jouer et les concepts musicaux d’Ahmad Jamal, que ma sœur Dorothy m’avait fait connaître en 1953. Elle m’avait téléphoné d’une cabine de Chicago et m’avait dit : « Junior… Je suis en train d’écouter un pianiste qui s’appelle Ahmad Jamal et je crois que tu l’aimerais. » J’étais allé l’entendre une fois que je passais par là et sa conception de l’espace, la légèreté de son toucher, sa retenue, sa façon de phraser notes, accords et traits, m’en avaient mis plein la vue. De plus, j’aimais les thèmes qu’il jouait […] mais aussi ses compositions originales. J’aimais son lyrisme au piano, sa façon de jouer, l’espace qu’il utilisait pour le voicing d’ensemble de ses groupes  » (voir la fiche d’Ahmad Jamal sur Wikipedia).

I Love Music est une perle de piano jazz dans laquelle Ahmad Jamal, en harmonie complète avec lui même et le monde, nous irradie de son amour pour la musique.

Avishai Cohen – Remembering (At Home, 2004)

Avishai Cohen

Avishai Cohen

Avishai Cohen à la contrebasse, Sam Barsh au piano et Mark Guilliana à la batterie, souple et feutrée. Un morceau simple et doux, une mélodie toujours recommencée mais à chaque fois ré-interprétée. Un moment de calme et de plaisir.

Rachmaninov – Concerto pour Piano n2 en Do mineur (Sergei Rachmaninov, Leopold Stokovsky, Eugene Ormandy, Philadelphia orchestra)

Rachmaninov (en peinture bien sûr)

Rachmaninov (en peinture bien sûr)

Rachmaninov est né en 1873 en Russie et est décédé en 1943 à Beverly Hills. Comme quoi compositeur et pianiste sont des métiers qui rapportent !

En 1901 sur la fin d’une grave depression qui durait depuis 4 ans, ce compositeur de génie créa le concerto pour piano N2 en Do Mineur, opus 18.  Le succès colossal de cette oeuvre romantique et profonde lui donna la force de sortir définitivement de sa période dépressive. Je vous propose une interprétation du maître lui-même, sous la haute direction de Leopold Stokowsky. Attention les oreilles, c’est un disque d’or !

Isaac Hayes – Ike’s Rap II

Isaac Hayes

Isaac Hayes

Isaac Hayes était compositeur, chanteur et acteur, probablement même qu’il jouait du piano debout, et pour moi.. Il nous a quitté en aout 2008. Il est souvent comparé à un Barry White qui aurait plus de talent, une voix plus grave, qui jouerait nu et ferait moins de tubes à midinettes. Ike’s Rap II a été samplé par Portishead dans Glory Box… Allez je le mets.

Miles Davis, So what ? quand s’éclot le jeu modal…

miles

Modal ? C’est ça. En tous cas pas tonal. Sûrement pas !
En 1959, Kind of Blue est enregistré. Pour ne citer qu’eux : Miles à la trompette (mmh… ..subtil), Bill Evans au piano (mmmh… …cosy). Ajoutons qu’on soupçonne Gill Evans d’avoir participé à l’album, ce qui ne fait qu’ajouter un peu de sublime à l’affaire !