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Retour du concert de Holy Fuck à la Flèche d’Or – Un trip chamanique geek, électronique et survolté

Petit flash back sur le concert de lundi soir donné par les Holy Fuck à la Flèche d’or, concert auquel nous vous avions invité à nous rejoindre il y a quelques temps. Holy Fuck sont-ils de vrais geeks de musique ? Question subsidiaire : font-ils de bons concerts ? Et au delà de tout ça, et puisque le nom du groupe annonce la couleur – rouge grivois -, sont-ils un bon coup ? Oui, re oui, et toujours oui, encore que sur ce dernier point la rédactrice ne soit pas allée vérifier pour vous. Le détail et bien plus encore dans les lignes qui suivent.

Holy Fuck se tape l'affiche

Holy Fuck se tape l'affiche en rouge communiste sous influence lolcatz

Geeks ? On pouvait supposer que les canadiens de Holy Fuck l’étaient un petit peu à la base, en tout cas suffisamment pour nous pondre une promo à base de chatons mignons, clip et affiche sous influence lolcatz palpable.
Dans le feu de l’action du live, les musiciens et leur folle machinerie scénique sont en effet de vrais geeks de musique. Dès les premières notes jouées,   qui furent en réalité un fondu entre la fin des balances et le début du premier titre, des sons synthétiques et percussifs de source pas toujours très bien identifiée fusent déjà dans tous les sens, à en étourdir un public venu s’en prendre plein les oreilles – et qui ne va pas être déçu.
Derrière ce déluge sonore, une profusion d’instruments : pelle-mêle synthétiseurs, contrôleurs midi, processeurs d’effets, mais aussi un vieux lecteur à bandes magnétiques (!) utilisé en scratching pour des nappes noisy du meilleur effet. A l’occasion, de “vrais” instruments viennent néanmoins s’ajouter, exotiques comme par exemple le mélodica ou plus classiquement une guitare électrique – parce que tout de même.

Sa maman ne lui a jamais dit que c'était vulgaire d'engloutir un micro dans sa bouche ? - Crédits photos achab@Flickr (Point Éphémère 2009)

Geek, donc, assurément, pour la débauche de matériel et de fils électriques sur scène. Mais geek surtout pour le côté béotien, profane, voire même profondément païen qu’a leur musique : à peine une parole, tout juste quelques cris ou ululements passés à la moulinette d’un filtre de reverb’. Pas l’ombre d’un MacBookPro sur scène : la section rythmique est ici assurée par un batteur et par un bassiste – infatigables l’un comme l’autre – menant le jeu à un train d’enfer. Formation hybride, les canadiens réinventent comme au premier jour une electronica tribale et décomplexée. Dans un monde où les boucles et le sampling n’auraient pas valeur de paradigme en matière production musicale en studio mais aussi et surtout en live, on ferait de l’electronica comme on fait du rock. Holy Fuck serait du coup peut-être bien être à l’electro ce que le steampunk est à la la fiction : un anachronisme salutaire.

Sur scène, les Holy Fuck remuent beaucoup et font montre de leur capacité d’improvisation folle sans jamais se départir de leur bel enthousiasme : ils ne sont pas uniquement là pour faire leur boulot, mais surtout pour prendre leur pied à jouer. On voit les musiciens endurer un show très physique, de la sueur en veux-tu en voilà, dans un état à la limite de la transe. Le groupe a en effet un sacré mojo et dégage sur scène une énergie presque sexuelle. Le bassiste en particulier semble bien s’éclater, à en voir sa tête extatique tandis qu’il sautille en tripatouillant le long manche de son instrument.  “It’s like a first date for us. We’re intimated, ‘cause we wanna fuck you”, voilà ce qui est dit avec humour lors de l’une des rares pauses. L’intitulé du groupe, tout autant prétentieux qu’il puisse paraître en VO (Peu ou prou « La baise sacrée »… tout un programme vous l’admettrez) est ainsi, et contre toute attente, gage de belles performances – en tout cas de sacrées performances scéniques ! Et le public de crier, et d’en redemander encore.


L’expérience dure, 1h ou peut-être 1h30, suffisamment en tout cas. Le groupe exsangue achève son set sur un Stilettos possédé en diable avant de se retirer.
On les sait cependant trop enthousiastes pour ne pas revenir, et ils se laissent au final peu longtemps désirer.  C’est le temps des rappels : deux, peut-être trois titres, pour un final sur Lovely Allen, splendide.

Holy Fuck sont peut-être des sacrés branleurs, mais ils savent conquérir un auditoire. A bout de souffle, on ressort alors béat, un peu sonné, comme si l’on avait traversé quelques murs du son, passé quelques heures avec un amant très doué, ou tout du moins passé un excellent concert porté par des artistes communiquants et passionnés.

Holy Fuck ou les effrontés tapageurs, en concert à la Flèche d’Or le 22 novembre

WTF, ou What The Fuck en VO dans le texte (Quoi, mais êtes vous un vrai geek ou ne l’êtes vous pas ?). Holy Fuck , c’est donc tout d’abord une charmante interjection anglophone à base de Putain / bordel (ou autre combinaison approchante) dans sa version francisée. “Holy Fuck  mais que ce son est bon !”, ce fut également ma première pensée à l’écoute de certains titres des titres de ce groupe de post-rock canadien, groupe par ailleurs assez rare en France qu’on aura pourtant la chance de pouvoir voir le Lundi 22 Novembre à la Flèche d’Or. A Geekdemusique.com, en tout cas, on y sera.

Ceci est bien un chat communiste, non vous ne rêvez pas

Dignes petits frères des Fuck Buttons ou autres Animal Collective, les Holy Fuck assument une musique plus carrée que leur prédescesseurs, avec plus d’influences kraut rock et un peu moins de nappes drones expérimentales. Ce parti pris peut expliquer en partie le résultat final : Imaginez une Electronica brute de décoffrage qui se serait prise des batteries rock obstinées sous forme de décharge électrique en voulant faire joujou les mains dans la prise. Dit comme ça, c’est conceptuel je vous l’accorde, et c’est pour ça qu’une écoute vaudra tous les blablas du monde : rythmé, tapageur et explosif à l’image de Stilettos (titre proposé à l’écoute), de sa section basse/rythmique obstinée comme un danseur de claquettes sous Red Bull et de son développement noisy qui monte progressivement en intensité avant de s’achever dans un véritable déluge sonique. Un titre qui dégage une énergie folle et qui mobilise l’envie de bouger ses pieds, sa tête et pour finir de sauter partout.

Si comme moi vous aimez beaucoup Holy Fuck, ouvrez grands les oreilles (enfin, les yeux) : fait assez rare pour être signalé, les canadiens débarquent en France le Lundi 22 Novembre à la Flèche d’Or, avec des places pas trop chères à 10€ (plus frais de loc’). Or un bon groupe, une bonne salle, des tarifs abordables je vous le donne en mille, ça fait un évènement GeekDeMusique. Donc si ça vous botte, réservez votre place (Digitick) et rejoignez-nous là bas (évènement Facebook), car c’est un concert qui devrait envoyer du gros son !

Le roi de la reine , le Hangar (coup de coeur français)

Non, ce site n’est pas abandonné… un peu délaissé. Je suis la première à en être désolée ! Manque de temps, manque de rédacteurs. D’ailleurs c’est implicitement un appel aux volontaires 😉

Pour cette vidéo ci-dessus. C’est un groupe qui se lance et qui a du souffle pour tenir une longue carrière de rock. Si je devais définir, c’est un peu un mix entre Claude François, The Kinks et the Stooges.

Je n’en dis pas plus, j’attends leur album et j’écoute tout ce que je peux trouver d’eux. Je vous conseille de faire pareil ! Un vrai plaisir pour les cages à miel. Enjoy !

Update : Pour la petite histoire, leur Hangar qui leur servait d’inspiration et d’identité a brûlé entre le 1 et le 2 septembre apparemment dans le cadre d’un incendie criminel ! Voir l’article de Sud Ouest On compatis et on espère que cela ne nuira pas à leur motivation !

The subways ! Le Hard Rock de la nouvelle génération !

Cet article est pour ceux qui pensent que geek de musique « ça manque un peu de hard rock, de rebelles, de musique agressive » et également pour ceux qui font l’erreur de penser que le hard rock, c’est de l’histoire ancienne…
Je vous présente un trio propulsé par AC/DC lors de leur concert en juin 2009 au Glasgow’s Hampden Park et au Wembley Staduim ! Ils ont également été choisi pour la bande son du film RockNrolla !

Ils n'ont pas l'air si méchants ...

Ils ont pas l'air si méchants ...

J’ai choisi pour vous deux de leurs morceaux les plus HARD ROCK – This is the club (for people who hate you) et leur « tube » RockNroll queen (en crescendo).

Personnellement, je me régale complètement grâce à mon casque Extra Bass Sony (acquis sur TopAchat qui, par ailleurs, est un site d’e-commerce bien sympa). Ecouter The subways dans un casque comme celui-ci … « ça envoie » ! Après l’écoute, vous aurez une vague envie d’avouer que vous avez l’impression de vous être pris un métro dans la tête !

This is the club for people who hate you, ce qui donne en français : Ici, c’est le club pour les gens qui te détestent.

Rock’n’roll queen …

C’est donc un énorme coup de coeur du fait de la qualité mais également car… une fille dans un groupe de Hard Rock, c’est rare ; en passe d’être mondialement connu, encore plus ! A ce propos, je craque complètement, je vous mets la vidéo mix de leur tour des festivals de rock lors de l’été 2009 !

ps : merci à Florian pour cette découverte !

Ramona Falls – Melectric from Intuit (I’m falling for you)

Brent Knopf de Ramona Falls

Brent Knopf de Ramona Falls

Ramona Falls est un groupe US (Oregon) de rock indé formé en 2008. Ils ont sorti leur premier album « Intuit » en 2009. J’au eu la chance de découvrir cet album grace au top des blogueurs 2009.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas éprouvé autant de plaisir à découvrir un album. Je vous le recommande très très chaudement !!! Je ne peux d’ailleurs pas résister à la tentation de vous proposer un deuxième titre, I say fever :

Je ne résiste pas non plus à un 3e, Russia, excellent aussi :

Astronautalis complote pour le bonheur de nos oreilles

Un petit blond décalé sortant de lunivers Rap

Un petit blond décalé sortant de l'univers Rap

Récemment, ayant assisté au concert parisien de Tegan & Sara, j’ai découvert un artiste hors du commun : Astronautalis. En effet, il y avait du rap en première partie ! Astronautalis est originaire de Seattle aux USA et propose du rap de haut niveau. Two Years Before The Mast est un bon exemple de son talent. D’influences diverses, le titre forme un rap transcendé ! Ce mélange de styles redonne ses lettres de noblesses au genre.

Je vous offre à l’écoute également Mr.Blessington’s Imperialist Plot. Contrairement à la plus part des rap, Astronautalis n’hésite pas à alterner des parties finement chantées et « rapées ». Je vous invite à vous intéresser à cet Ovni qui mérite bien une recherche approfondie de ses productions ! Eminem est ramené au rang des petits joueurs.

Metric – Gimme Sympathy

Metric - Emilie Haynes (photo: Broona (http://www.flickr.com/photos/cordeuva/))

Metric - Emilie Haynes (photo: Broona (http://www.flickr.com/photos/cordeuva/))

Metric est un groupe canadien de rock indépendant formé en 1998 à New York. Le groupe est centré sur la chanteuse compositrice Emilie Haines et sur le guitariste James Shaw. Leur album Fantaisies, sorti en 2009, offre un rock imprégné d’électro avec un petit coté new wave. J’ai sélectionné pour vous Gimme Sympathy, un morceau dans un style dancefloor bien sympathique.

Mew – Sometimes Life Isn’t Easy

Mew - Assis sur des trucs devant un drap

Mew - Assis sur des trucs devant un drap

Mew est un quatuor danois qui prétend faire du  « pretentious art rock » et qui est aussi  par ailleurs classé en rock indé ou rock alternatif. Formé en 1997, il a décollé avec son album Frengers en 2003. Il  m’a accroché cette année avec le titre Sometimes Life Isn’t Easy sur leur dernier album No More Stories Are Told Today, I’m Sorry, They Washed Away (2009). Le morceau me fait plusieurs impressions de déja-vu comme disent les anglais, si vous avez des idées de morceaux qui peuvent y ressembler, n’hésitez pas à m’en faire part !